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L’Édito du Docteur KÉBÉ

"Non ! Nous ne sommes pas tous des pharmaciens !

Cette phrase qui rappelle le fameux slogan, à la mode au lendemain de l’attentat douloureux d’un magazine satyrique français, s’adresse à toute personne ayant déjà été en contact avec un médicament.

Le médicament est sans aucun doute victime d’une banalisation dans son usage et sa détention, dont nous Pharmaciens, endossons une part de responsabilité. Qui n’en n’a pas un jour « conseillé » parce qu’il avait « bien marché » chez quelqu’un d’autre ou parce qu’on dit qu’il est efficace… ? Donnons-nous tout le respect qu’il faut au principal objet de six longues années d’étude destinées à nous transformer en professionnel du médicament ?

Lisons cet extrait de Wikipedia (un fourre-tout mais plus simple à comprendre) : La pharmacie (du grec pharmakôn signifiant à la fois le remède et le poison) est là science s’intéressant à la conception, au mode d’action, à la préparation et à la dispensation des médicaments. Cette dispensation prend en compte les interactions médicamenteuses possibles entre les molécules chimiques ou bien encore, les interactions avec des produits comestibles. Elle permet également la vérification des doses et/ou d’éventuelles contre-indications. C’est à la fois une branche de la biologie, de la chimie et de la médecine.

Le terme pharmacie désigne également une officine, soit un lieu destiné à l’entreposage et à la dispensation de médicament. Ce lieu est sous la responsabilité d’un pharmacien. La dispensation des médicaments dans une officine de pharmacie se fait sous l’entière responsabilité du pharmacien, que ce soient des médicaments délivrés sur prescription médicale ou non.

Au sein de l’officine, le pharmacien peut également faire le suivi de la médication du patient, substituer un princeps (ou médicament original) par un générique, adapter les posologies, renouveler les traitements des pathologies chroniques et proposer des modifications de thérapeutique en accord avec le médecin. Un dialogue entre ces deux professionnels de santé est essentiel à la santé publique.

Le Pharmacien Titulaire

  • Assure la dispensation et le bon usage du médicament à usage humain et vétérinaire
  • Garantit en toute circonstance un bon accès au médicament en gérant les achats, les stocks et la bonne conservation des médicaments
  • Gère son officine et manage son équipe.
  • S’informe et se tient au courant des innovations thérapeutiques et des progrès scientifiques, via la presse professionnelle, les laboratoires, les formations ou les conférences

En outre l’accueil, le conseil, l’information et la prévention médicale sont parties intégrantes de sa pratique professionnelle.

Oui, Il est bon de rappeler ces principes à tous nos confrères et consœurs installés en officine car ils sont la vitrine de notre profession bien que les pharmaciens exercent aussi en industrie, en biologie, au sein des agences de promotion médicale, chez les grossistes-répartiteurs ou dans les hôpitaux. Ces secteurs d’activités étant bien moins exposés.

Seulement, la réalité économique et financière s’impose à la face des pharmaciens d’officine. Comment allier Bonnes Pratiques, respect du code de déontologie et recherche systématique et vertueuse du gain ?

Un de nos grands ainés pharmacien me disait qu’il ne fût heureux que lorsqu’il entendît sonner la cloche de la caisse-enregistreuse… Une vente venait d’être conclue par un paiement. Mais dans quelles conditions les médicaments avaient été délivrés ? Il ne le savait pas et ne s’y intéressait point, préférant s’enfermer dans son bureau et passer ses coups de téléphone.

Voilà le dilemme qui se pose à nos confrères et consœurs officinaux.

Les fondamentaux, mot que nous aimons bien, doivent nous guider. Refusons le vocable d’épicier ou de boutiquier du médicament et redonnons toutes les lettres de noblesse à notre chère profession qui comme le disait le Professeur Doudou BA mène à tout !

Un pharmacien présent et disponible, un personnel bien formé et accueillant, des locaux propres et des rayons remplis et bien rangés, que faut-il de plus pour être heureux ?

Confraternellement !

Dr Jules Charles KÉBÉ