// 04.11.2016 // 0 commentaire

Le tensiomètre, la santé à bout de bras

L'hypertension accroît considérablement les risques d’apparition d’un AVC (accident vasculaire cérébral) ou d’un infarctus du myocarde. Dès une hypertension légère, de 14/9 à
15/9, le risque augmente déjà de 15 à 20 %. Pour les cas les plus sévères, supérieurs à 18/11, il grimpe au-delà de 30 %. Pratiquer des automesures de sa tension artérielle permet donc de mieux surveiller son évolution. Cependant, les mesures doivent impérativement être accompagnées d’un suivi médical et réalisées avec soin. En cas contraire, leurs résultats sont sans grande valeur, voire peuvent affoler inutilement.

Quel modèle choisir ?

Deux types de tensiomètres sont disponibles sur le marché. Les moins encombrants se fixent au niveau du poignet grâce à un large bracelet muni d’une bande
auto-agrippante (Velcro) permettant de l’ajuster à la morphologie de chaque utilisateur. Les seconds sont équipés d’un brassard, également doté d’une bande auto-agrippante. Ils se positionneront donc au niveau du biceps. Ici encore, il faut prendre soin de bien ajuster le brassard au diamètre du bras. Dans les deux cas un mauvais placement, ou un défaut de fixation de la bande auto-agrippante provoque généralement le déclenchement d’une indication de défaut de fonctionnement et l’appareil n’affiche aucune valeur pour la tension.

Sont-ils fiables ?

Qu’ils soient à fixer au poignet ou au biceps, les deux types de tensiomètres exploitent un procédé de mesure identique. Leur fiabilité « technique » est donc comparable.
Cependant, des erreurs d’utilisation peuvent rendre les systèmes de poignet moins précis. En effet, pour être exacte, la mesure de tension doit se faire à une hauteur identique à celle
du cœur. Une prise de tension au niveau du biceps correspond donc à cette condition lorsque l’utilisateur est assis, entre autres. En revanche, si le tensiomètre est porté au niveau du poignet, ce n’est pas toujours le cas. Pour une bonne fiabilité des mesures, il est donc important de placer le poignet sur lequel s’effectue la mesure au niveau du cœur et, dans tous les cas, éviter de laisser le bras pendre.

Comment doit-on prendre sa tension ?

Les efforts, le stress ou même la position du corps influent considérablement sur la tension artérielle. La prise de tension doit se faire après une période d’inactivité physique d’au moins cinq minutes, si possible en position assise. De même il faut pratiquer une série de mesures le matin peu après le réveil et une le soir. Lors de chacune de ces séances, il est
vivement conseillé de pratiquer trois mesures espacées d’au moins une minute et de ne retenir que les valeurs les plus faibles. Cependant, tous les patients ne sont pas de bons candidats à l’automesure de la tension. En effet, certaines personnes anxieuses voient leur stress augmenter par peur du résultat, et les valeurs annoncées par l’appareil peuvent s’en trouver affectées. Enfin, il n’est pas nécessaire de surveiller sa tension chaque jour. Il est conseillé de pratiquer des séries de mesures sur cinq à sept jours, de soumettre les résultats à son médecin et, en cas de traitement, de pratiquer une nouvelle série de mesures dans un délai de un à six mois.

Comment fonctionnent-ils ?

Les appareils automatisés exploitent une procédure comparable à celle qu’utilise un médecin. Une petite pompe électrique gonfle le brassard, ou le bracelet, à une
valeur très supérieure à celle d’une tension normale. Ce premier seuil atteint, la pompe s’arrête et le système se met en "écoute" : il guette l’arrivée du "battement" caractéristique que provoque le flux sanguin lors de chaque contraction cardiaque, quand sa pression est suffisante pour entrouvrir l’artère. Le système commence à réduire progressivement la pression et mémorise sa valeur lorsqu’un micro intégré dans l’appareil détecte l’apparition du bruit typique. La réduction de pression se poursuit jusqu’à la détection de la disparition totale du bruit et cette nouvelle valeur de pression est mémorisée. L’appareil en déduit les deux valeurs de tension €: tension systolique et tension diastolique.

Doit-on opter pour un modèle connecté ?

Les modèles connectés peuvent apporter de nouveaux services. La connexion la plus simple est celle qui s’établit avec un smartphone. Un fonctionnement à rapprocher de celui des montres ou bracelets cardiofréquencemètres, coachs sportifs, etc., connectés. Une application associée peut mémoriser les résultats. Pour certains équipements, il peut aussi s’agir d’un véritable "télémonitoring". Les valeurs de tension peuvent être transmises régulièrement à un centre de traitement cardiologique€ ; il peut même y avoir déclenchement d’alerte et mise en rapport rapide avec un médecin en cas de dépassement de seuils prédéterminés.

Quel est l’intérêt de les associer à une application ?

Cela permet de réaliser un suivi très précis de l’évolution de la tension, de la relier à des actions ou même à des pratiques alimentaires. Les applications peuvent aider à trouver une certaine hygiène de vie pour combattre l’hypertension. De même, le médecin traitant sera intéressé par ce type de suivi à condition, bien entendu, que les mesures soient effectuées dans de bonnes conditions et que la personne soit compatible avec l’automesure

 

 



Source:Sciencesetavenir.fr
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