// 24.03.2017 // 0 commentaire

E. coli, salmonelles et streptocoques, passagers clandestins des transports en commun

Une étude établit le palmarès des transports en commun selon le critère de l'hygiène. On y apprend que le métro est plus propre que le... taxi !

Voilà une étude qui va nous encourager à la marche ou à la pratique du vélo (avec sa « propre » bicyclette, évidemment). Des prélèvements ont été réalisés dans les transports en commun, des lieux où nos mains et nos vêtements sont en contact permanent avec ceux des autres lors de nos trajets quotidiens. À Paris, à Berlin et à Londres, il s'agissait de sièges et rampes du métro, de sièges de bus, de taxis et de voitures Uber, ainsi que de bancs publics. Envoyés à Limbach Analytics, un laboratoire situé à Mannheim en Allemagne, ces échantillons ont été soumis à des techniques microbiologiques.
Certes, le commanditaire de l'étude (ZipJet, un service de pressing en ligne disponible dans les trois capitales) plaide pour sa paroisse, mais leur enquête semble bien sérieuse et les résultats sont dérangeants. Globalement, c'est dans les sièges des taxis de Berlin et de Londres que la plus grande densité de bactéries a été retrouvée. Qui plus est, ces lieux sont contaminés par des micro-organismes présents exclusivement dans les matières fécales. Plus positif pour nous, le métro de Paris est plus propre que celui de Londres.
Si l'on étudie maintenant de près notre belle capitale, il n'y a rien de pire, en termes de contamination bactériologique, que les bancs de la gare du Nord. Selon ce travail, on y trouve la plus grande concentration d'entérobactéries et d'entérocoques (notamment des E. coli et des salmonelles). Présents dans les matières fécales humaines et animales, ils peuvent provoquer des infections gastro-intestinales et des intoxications alimentaires. Arrivent ensuite les sièges arrière des taxis parisiens et des voitures Uber. Au risque d'en surprendre plus d'un, les microbiologistes y ont trouvé les mêmes bactéries que celles précédemment citées, ainsi qu'un faible niveau de microbes provenant de la salive humaine (il s'agit de streptocoques, susceptibles d'infecter les cellules qui entourent le cœur).
Le bus plus propre

Dans ce classement « cracra » arrive ensuite le métro. Là, les prélèvements renferment surtout un niveau élevé de certains bacilles dits à Gram négatif (on les trouve dans les eaux stagnantes : flaques, égouts et canalisations). Mais aucun des agents pathogènes les plus dangereux pour la santé – comme les entérocoques et les entérobactéries – n'a été mis en évidence. Quant au bus, il obtient la palme d'or : aucun agent pathogène associé à des matières fécales et à de la salive n'a été trouvé dans les prélèvements et le niveau global de bactéries y est faible.
Les auteurs de ce travail soulignent donc l'absolue nécessité de se savonner soigneusement les mains après avoir pris les transports en commun – a fortiori avant de toucher de la nourriture. Ils rappellent aussi qu'il faut aussi nettoyer sa surface de travail, et évidemment ses vêtements, une fois par semaine pour éviter la prolifération des bactéries.



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